Emploi Cégep

L'accès à l'égalité en emploi

Au Québec, la valeur d'égalité des chances est très importante. Plusieurs développements législatifs sont entrés en vigueur portés par un fort courant social : un mouvement féministe vigoureux, un mouvement de reconnaissance des droits des personnes handicapées, la prise de conscience des iniquités à l'endroit des Autochtones et la reconnaissance de la discrimination dont étaient victimes certains groupes d'immigrants.

La volonté de remédier à cette situation s'est concrétisée tout d'abord par l'entrée en vigueur en 1985 d'une modification à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec qui ajoutait des dispositions permettant l'existence de programmes volontaires d'accès à l'égalité en emploi, un outil privilégié de lutte contre la discrimination systémique touchant des groupes de personnes.

En 2001, au Québec entre en vigueur la Loi sur l'accès à l'égalité en emploi dans des organismes publics. Cette Loi oblige notamment l'ensemble des organismes publics qui emploie 100 personnes et plus et dont les employés ne font pas partie de la fonction publique, notamment les organismes publics, municipaux, scolaires et ceux du secteur de la santé et des services sociaux, à se doter d'un programme d'accès à l'égalité en emploi.

Les collèges, en tant qu'organismes publics, ont l'obligation de se doter d'un programme d'accès à l'égalité en emploi et de dresser un portrait de leur effectif pour les différents groupes assujettis par la Loi, soit les femmes, les Autochtones, les minorités visibles et ethniques et les personnes handicapées. Ils ont la tâche de s'afficher comme modèle dans la lutte contre la discrimination au travail et sont déjà perçus comme des agents de changement dans la progression de ces programmes.

Ainsi chaque collège a élaboré son programme d'accès à l'égalité en emploi, programme qui consiste à une analyse de ses effectifs, à l'identification de la sous représentation des groupes visés par regroupement de types d'emplois, à l'élaboration de mesures d'égalité de chances et de soutien dont la détermination de mesures de redressement et d'un taux de nomination préférentiel lors de l'embauche et la promotion, à l'établissement d'un échéancier d'implantation, à une étape de consultation et d'information auprès de son personnel et de ses représentants et à l'identification de l'autorité responsable de sa mise en oeuvre.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a été chargée de veiller à l'application de la loi et de soutenir les collèges dans la réalisation de leur programme d'accès d'égalité en emploi.